Greffe de cellules souches et maladie du greffon contre l’hôte (GVH/GVHD)
Une greffe peut utiliser les cellules de la personne traitée ou celles d’un donneur. Cette distinction aide à comprendre pourquoi la maladie du greffon contre l’hôte est évoquée au cours de certaines greffes.
Réponse directe
Une greffe de cellules souches hématopoïétiques vise à rétablir la production des cellules sanguines après un traitement préparatoire. Elle est utilisée pour certains cancers du sang et d’autres maladies dans des situations sélectionnées. Les cellules proviennent soit de la personne traitée (autogreffe), soit d’un donneur (allogreffe). Après une allogreffe, des cellules immunitaires du donneur peuvent attaquer les tissus du receveur : c’est la maladie du greffon contre l’hôte (GVH). Elle ne survient pas systématiquement. Seule l’équipe de greffe peut évaluer les symptômes et établir un diagnostic.

Que se passe-t-il lors de la greffe ?
Après une préparation déterminée par l’équipe, les cellules sont administrées, puis vient une période de récupération et de surveillance. La préparation et le suivi varient selon l’indication. Ce résumé ne constitue pas un protocole individuel.
Autogreffe ou allogreffe ?
Ce tableau ne permet pas de choisir un type de greffe pour une personne donnée.
| Question | Autogreffe | Allogreffe |
|---|---|---|
| Origine des cellules | Cellules de la personne elle-même, prélevées auparavant | Cellules d’un donneur |
| Effet immunitaire du donneur | Absent | Peut contribuer à un effet contre des cellules cancéreuses |
| GVH liée aux cellules du donneur | Pas le même mécanisme | Complication possible, mais non systématique |
Effet greffon contre tumeur ou maladie du greffon contre l’hôte ?
Les cellules immunitaires du donneur peuvent parfois s’attaquer à des cellules tumorales restantes : c’est l’effet greffon contre tumeur. La GVH correspond, elle, à une atteinte des tissus sains. L’existence d’un effet antitumoral potentiel ne signifie pas que la GVH serait souhaitable.
Symptômes et surveillance
Des manifestations peuvent toucher la peau, le tube digestif, le foie et parfois les yeux, la bouche, les poumons ou d’autres organes. Ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent avoir d’autres causes après une greffe. La distinction entre formes aiguës et chroniques repose sur les manifestations cliniques et l’évaluation spécialisée, pas seulement sur le calendrier.
Quelles sont les limites de ces informations ?
Des signes similaires peuvent avoir plusieurs causes après une greffe. Cette page ne permet pas de déterminer le diagnostic, la gravité ou la forme de GVH d’une personne ; l’équipe spécialisée évalue la situation.
Quand contacter l’équipe de greffe ?
Signalez rapidement tout symptôme nouveau ou inhabituel, notamment une éruption cutanée, une diarrhée persistante, un jaunissement, des troubles oculaires ou buccaux importants ou des difficultés respiratoires. En cas de fièvre, de suspicion d’infection ou de symptôme sévère, suivez les consignes urgentes du centre.
Questions à poser
Quel type de greffe ai-je reçu ? Quels signes doivent être signalés le jour même ? Quel numéro appeler en dehors des heures ouvrables ? Comment se déroule la surveillance après la sortie ?
Sources institutionnelles
information générale, sans diagnostic, choix de donneur, décision thérapeutique ni prescription individualisée. Aucune validation indépendante par un médecin habilité n’est revendiquée.
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